Sébastien

Premier Pas

Mon premier contact avec la Science-Fiction littéraire (ne pas mettre E.T. et Stars War dans les mêmes catégories) a été laborieux. C’est à travers Le Cycle d’Ender que je me suis initié à la Hard SF, le Space Opéra de
Orson Scott Card est quand même difficile pour s’initier à la SF. C’est la première fois que je me suis retrouvé confronté à la relativité des choix ou du temps. C’est clairement avec ce livre que j’ai renégocié ma notion de bien et de mal ainsi que les choix que nous sommes amenés à faire via la propagande ou la normalisation sociale. Mais comme c’était dur et long.. Ai-je réellement pris du plaisir à lire ? Je ne sais même plus si j’ai pu me questionner avec plaisir ou si c’était une explosion des valeurs dans la douleur.

Révélation

C’est lors d’une visite du musée de la Science-Fiction « La Maison d’Ailleurs » que mon intérêt pour la SF a clairement changé, en quelque chose de plus profond que simplement le plaisir de lire ou de découvrir.

C’est en étudiant le contexte de création et la volonté politique des auteurs de Stalker : pique-nique au bord du chemin, par les frères Arcadi et Boris Strougatski, que le monde de la SF s’est ouvert à moi. En effet, qui peut trouver ce livre intéressant ? Pas moi. Je veux dire, le concept de Stalker est que les extra-terrestres visitant la terre nous considèrent de la même manière que des fourmis lors d’un pique-nique. Intéressant concept qui nous remet à notre place d’Être limité. En revanche, c’est par l’étude des lignes cachées, des revendications libertaires et les critiques du régime russe que ce roman prend tout son sens. Une critique de la pauvreté, du traitement discutable de la classe ouvrière par l’État, etc…

Pour moi, ce genre littéraire a complètement changé ma vision de la littérature et de l’élitisme littéraire dont il fut victime. En même temps, c’est parce que la considération du genre fut de faible intérêt que celui-ci a pu être utilisé pour véhiculer des idées politiques[1], sociologiques, anthropologiques et scientifiques. Ma passion c’est donc révélée à moi aux alentours de 2014.

Diversité des genres (on est moderne ou on est mort !)

L’évolution de mon regard candide et naïf de la littérature en général a donc continué à faire son chemin. J’ai gardé mon besoin de lire de la fantasy pour m’évader tout en lisant également des critiques satiriques. Je me suis donc nourri spirituellement avec Terry Pratchett et bien d’autres monuments de la fantasy, comme l’incroyable Robin Hobb[2] mais aussi en relisant les anales de « La compagnie Noire »[3] avec un regard un peu différent.

Et maintenant ?

J’ai donc fait ma culture et dévoré ma passion boulimique. J’en suis toujours à la découverte des genres et à la croisée des imaginations symboliques comme utopiques. Je ne me lasse jamais d’étudier les textes du Cycle de Fondation d’Isaac Asimov[4].
En relation avec ce que j’aime, j’ai décidé d’écrire ce blog avec quelques critiques (sans prétention) afin de proposer des lectures diverses et des fiches de lecture à ceux qui pourraient être intéressés par la SF et la Fantasy. Pour bien mélanger les genres, je me suis associé dans cette démarche à Nathalie qui a une autre nourriture littéraire.


[1] Rumpala Yannick, «Ce que la science-fiction pourrait apporter à la pensée politique», Raisons politiques, 2010/4 (n° 40), p. 97-113. DOI : 10.3917/rai.040.0097. URL : https://www.cairn.info/revue-raisons-politiques-2010-4.htm-page-97.htm
[2] Database copyright © ISNI-IA, powered by OCLC http://www.isni.org/isni/0000000120333353
[3] Apophis, « La compagnie noire – Gleen Cook » 14 mars 2016 https://lecultedapophis.com/2016/03/14/la-compagnie-noire-glen-cook/
[4] The Internet Book Database of Fiction « Bibliography for the Author: Isaac Asimov » http://www.ibdof.com/author_books.php?author=68

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